Les prochaines lettres

N°41

par Tiphaine Guéret

La disparition de la mémoire des femmes rapatriées d’Indochine

Dans cette lettre, la journaliste Tiphaine Guéret nous écrit depuis le Cafi, la Cité d’accueil des Français d’Indochine, à Sainte-Livrade-sur-Lot. Dans ce camp, environ 2000 personnes furent logées en 1956, après la guerre d’indépendance en Indochine. Des femmes et des enfants de colons français principalement. Aujourd’hui, il ne reste encore debout que quatre bâtiments, dont deux tombent en ruine. L’un d’entre eux va donc être transformé en musée dédié à l’histoire militaire de la France, bien loin de la mémoire des violences coloniales. Pourtant, les descendant·es de ces exilé·es semblent s’accommoder du projet. La journaliste s’interroge alors : comment trouver sa place dans des combats qui ne sont pas les siens ?

N°42

par Rémi Yang

La disparition du village de Rémi

Dans cette lettre, Remi Yang observe à travers son écran de smartphone la disparition du village de ses souvenirs d’enfance, là où habite une partie de sa famille. Au rythme des nouvelles que lui envoient son père, ses cousins, ses oncles et tantes, le journaliste raconte comment l’âme de Fengjia, petit village de la province du Shaanxi, disparait au profit du tourisme et de la gentrification. On pourrait être dans un village du Luberon, mais on se trouve en Chine à l’heure des disparitions mondialisées.

N°43

par Anthony Passeron

La disparition du village d’Anthony

Dans ce courrier, l’écrivain Anthony Passeron nous raconte la disparition du village de son enfance, dans les hauteurs de Nice. Ici comme ailleurs, on remplace les commerces par des caméras de surveillance et les rues se vident. C’est un village satellite de la grande métropole, ou plutôt satellisé par la grande métropole. On vient ici pour être au calme et dormir en paix. La vie disparait, alors on écrit pour dire qu’un jour, ici même, elle a existé.

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