Les lettres

Cette saison-ci, sept journalistes et auteur·ices de La Disparition vous emmèneront en Allemagne, en France, au Maghreb, en Guadeloupe ou encore dans les profondeurs de l’identité du corps qui change au fil des âges. De la mine de charbon de Cottbus et son impact culturel, social et environnemental au récit de la disparition de la prison par une autrice souhaitant rester anonyme, en passant par l’enquête du journaliste indépendant Théo Englebert, parti sur les traces de l’un des responsables du génocide des Tutsi au Rwanda, ces prochaines lettres mêleront enquêtes, disparitions réelles, et fiction.

Les prochaines lettres

N°12

par Raphaël Meltz

Deux hangars disparus — mais pour quoi ?

Une lettre adressée à Gaston Deferre qui retrace l’histoire méconnue des îles du Frioul, situées à quelques kilomètres de Marseille. Des hangars, un projet touristique délirant, une batterie allemande… Une île entière de disparitions, en couches successives.  

N°13

par Emmanuel Haddad

Les disparus de la guerre (in)civile au Liban

À Beyrouth, Wadad Halwani se bat pour que la mémoire des disparus de la guerre ne disparaisse pas. Inlassablement, cette militante a archivé les histoires d’un grand nombre d’entre eux afin que justice leur soit rendue. Aujourd’hui, son fils Ghassan poursuit l’œuvre de sa mère en transmettant ces précieuses archives aux historiens, chercheurs, journalistes et citoyens du Liban. Emmanuel Haddad retourne sur les lieux de ces luttes passées et actuelles aux côtés de Wadad et Ghassan et interroge notre rapport à la mémoire.

N°14

par Eva Tapiero

La disparition des juifs en Afrique de Nord

C’est le récit d’une flamme. Vibrante, flamboyante, qui a éclairé des siècles. Presque une éternité. Perchée sur sa bougie, elle a dansé. Puis, elle a faibli et laisse maintenant place à une extrémité orangée. Bientôt, la fumée légère et blanche qui s’en dégagera indiquera que c’est vraiment la fin. Bientôt, l’Afrique du Nord ne comptera plus de Juifs. Quelques mots écrits par la journaliste Eva Tapiero, une correspondance, pour se mettre ensemble autour du feu et se souvenir qu’il a brûlé.