Les lettres

Cette saison-ci, sept journalistes et auteur·ices de La Disparition vous emmèneront en Allemagne, en France, au Maghreb, en Guadeloupe ou encore dans les profondeurs de l’identité du corps qui change au fil des âges. De la mine de charbon de Cottbus et son impact culturel, social et environnemental au récit de la disparition de la prison par une autrice souhaitant rester anonyme, en passant par l’enquête du journaliste indépendant Théo Englebert, parti sur les traces de l’un des responsables du génocide des Tutsi au Rwanda, ces prochaines lettres mêleront enquêtes, disparitions réelles, et fiction.

Les prochaines lettres

N°09

par Jean-Pierre Levaray — 23 mai 2022

La disparition de l’usine

Jean-Pierre Levaray est ouvrier syndicaliste et écrivain. Dans ce texte de fiction, l’auteur raconte la disparition d’un quartier portugais alors que l’usine de la ville vient de fermer. Un récit sur les traces que laisse le travail dans la vie des gens, dans leur chair et dans leur mémoire. Sur la fracture entre ceux qui partent et ceux qui restent. Sur la persistance des lieux.

N°10

par Théo Englebert — 6 juin 2022

La disparition d’un génocidaire

Dans un article publié sur Mediapart en juillet 2020, le journaliste indépendant Théo Englebert a retrouvé la trace d’Aloys Ntiwiragabo, recherché par la justice internationale pour son rôle dans le génocide des Tutsis du Rwanda en 1994. Après huit mois d’enquête, il avait permis d’identifier le criminel de guerre, caché en France, dans la banlieue d’Orléans. Théo poursuit ce travail pour La Disparition. Révélation à venir sur d’autres responsables du génocide, présents sur notre sol.

N°11

par une chercheuse anonyme — 20 juin 2022

La disparition de la prison

« Nous ignorons par quelles étranges circonstances nous est parvenue cette lettre, datée du 19 juin 2127, qu’adresse à « son seul ami » un mystérieux « Chip », un Américain qui se dit être « le dernier prisonnier au monde ». Nous ne disposons évidemment d’aucun moyen de l’authentifier, mais nous l’estimons d’intérêt public. » Une lettre de fiction basée sur des faits réels qui raconte les évolutions des politiques carcérales. Par un chercheur, souhaitant rester anonyme.

N°12

par Eva Tapiero — 4 juillet 2022

La disparition des juifs en Afrique de Nord

C’est le récit d’une flamme. Vibrante, flamboyante, qui a éclairé des siècles. Presque une éternité. Perchée sur sa bougie, elle a dansé. Puis, elle a faibli et laisse maintenant place à une extrémité orangée. Bientôt, la fumée légère et blanche qui s’en dégagera indiquera que c’est vraiment la fin. Bientôt, l’Afrique du Nord ne comptera plus de Juifs. Quelques mots écrits par la journaliste Eva Tapiero, une correspondance, pour se mettre ensemble autour du feu et se souvenir qu’il a brûlé.

N°13

par Sophie Bénard — 18 juillet 2022

La disparition de la fermeté de mes fesses

Dans une lettre écrite pour sa mère, la journaliste Sophie Bénard interroge la relation que la société entretient avec le corps des femmes. La narratrice, après avoir constaté des changements sur son corps, questionne ses proches sur les capacités, les attributs que leur anatomie voit disparaître. Par quoi les disparitions sont-elles remplacées ? Comment sont-elles acceptées ? Sont-elles des disparitions ou des transformations ? Une correspondance entre deux générations de femmes, écrite comme un manifeste féministe.